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il est écrit sur l\'affiche :\" Chasse et PêchesportivesGABONOFFICE NATIONAL du TOURISMEBP 403 LIBREVILLEimprimerie Monégasque MONTE CARLOéditions Paul Bory Monaco 11°30′E
République gabonaise
Drapeau du Gabon
Armoiries du GabonDeviseUnion, Travail, JusticeHymneLa Concorde
Fête nationale17 août· Événement commémoréIndépendancevis-à-vis de laFrance(1960)AdministrationForme de l\'ÉtatRépubliqueunitaireàrégime présidentielPrésidentBrice Oligui NguemaVice-présidentSéraphin MoundoungaVice-président du gouvernementAlexandre Barro ChambrierPrésident de l\'Assemblée nationaleJean-François Ndongou(transition)Présidente du SénatPaulette haute
Chambre basseSénat
Assemblée nationaleLangues style=\"margin: 0.5em 0px 1em; font-size: 12.816px;\">0°23′24″N, 9°24′07″EGéographiePlus grandes en eauNégligeableFuseau horaireUTC+ 1Histoire
IndépendanceFranceDate17 août 1960[1]DémographieGentiléGabonais, GabonaiseGroupes nominal(2024)20,9milliards de dollars[3](123e)PIB(PPA)par CFA de Gini(2017)38,0%[6]Indice d\'inégalité de genre(2021)0,541[5](140e)Indice de ISO 3166-1GAB, GADomaine Internet.gaIndicatif téléphonique+241Code sur plaque minéralogiqueGOrganisations class=\"navbar bordered noprint\" style=\"margin: 8px 0px 0px; text-align: right; font-size: 0.8em; line-height: 1.1; border-top: 1px solid rgb(227, 227, 227); border-bottom: 0px rgb(227, 227, 227); background: transparent; padding-top: 4px; border-right-color: rgb(227, 227, 227); border-left-color: rgb(227, 227, 227);\">modifier
LeGabon, en forme longue laRépublique gabonaise[8], est un pays situé enAfrique centrale, traversé par l\'équateur, frontalier à l\'est, au sud-est et au sud de larépublique du Congo, au nord-nord-ouest de laGuinée équatorialeet au nord duCameroun. Sa capitale administrative estLibrevilleetPort-Gentilla capitale économique.
Ce qui est aujourd\'hui le Gabon est colonisé par laFranceet intégré à la colonie duCongo françaisen 1882. Le territoire devient unecolonie distincteen 1906 et obtient son indépendance en 1960 sous la présidence deLéon Mba, qui gouverne le pays jusqu\'à sa mort en 1967. Son vice-président,Omar Bongo, lui succède et déclare leParti démocratique gabonais(PDG)parti uniqueen 1968. Bien que lemultipartismesoit instauré au début des années 1990, le PDG reste toujours le parti dominant tandis que Bongo se maintient au pouvoir jusqu\'à sa propre mort en 2009. Son fils,Ali Bongo, devient alors le nouveau président, et gouverne le pays jusqu\'à son renversement par lecoup d\'État de 2023.
C’est un pays forestier où lafauneet lafloresont encore bien conservées et protégées dans treize parcs nationaux dont leparc national de la Lopéet celui d\'Ivindo, inscrits aupatrimoine mondialde l\'UNESCO.
Une faible population, d\'importantesressources forestièreset unpétroleabondant ont permis au Gabon d\'être l\'un des pays les plus prospères d\'Afrique. Le pays affiche l\'indice de développement humainle plus élevé d\'Afrique subsaharienneselon l\'Organisation des Nations unies, disposant du deuxième revenu par habitant le plus élevé derrière laGuinée équatorialeet devant leBotswana. Leproduit intérieur bruta augmenté de plus de 6% par an pour la période 2010-2012. Cependant, du fait de grandes inégalités dans la répartition des revenus, une proportion importante de la population reste pauvre.
La langue officielle est lefrançais. La quasi-totalité des habitants sont membres des groupes ethniquesbantous. Lechristianismeest la religion la plus pratiquée.
Préhistoire et protohistoire
Il existe des traces d\'un peuplement préhistorique du Gabon remontant à 400000ans et se poursuivant jusqu\'à l\'âge du fer. LesPygméesactuels, qui seraient issus de ce peuplement, sont les premiers habitants connus de ce qui est actuellement le Gabon.Chasseurs-cueilleurs, ils s\'installent environ 5000ans avant notre ère. Une vague de peuplementbantoueleur succède. Les Bantous étant eux-mêmes partis il y a 5000ans de la zone sahélienne en voie d\'assèchement, leur expansion vers le sud et l\'est date d\'environ 1000ou 2000ans avant notre ère[13],[14]. À la différence des Pygmées, les peuples bantous sont semi-sédentaires et pratiquent l\'élevage; ils maîtrisent aussi lamétallurgiedès leiermillénaireav. J.-C.Arrivés au Gabon, ils trouvent donc un peuplement pygmée sur place[15].
En 2021, despierres tailléesdécouvertes sur le site d\'Elarmékora sont datées indirectement d\'au moins 650000ans. La datation repose sur celle des échantillons desolprélevés depuis la surface jusqu\'à la strate où se trouvaient les pierres, datés par lesnucléides cosmogéniquesaluminium 26etbéryllium 10[16].
Peuplement du Gabon
LesMpongwess\'installent au Gabon à la moitié duXIesiècle dans la zone de l\'actuelleprovince de l\'Estuaire[15],[17]. Les principaux clans étaient: lesAgoulamba(rive gauche, roi Rassondji dit Georges), lesAdoni(île Coniquet, roi François), lesAsiga(rive gauche,roi Denis), lesAguékaza(rive droite, scindés en trois branches, celle du roiLouis Dowé, du roi Quaben et celle du princeGlass).
LeXVIesiècle voit l’arrivée d\'autres peuples bantous, notamment lesGaloas,NkomisetOrungu.
Au Sud-Ouest s’installent lesBapunus, et à l’extrémité du sud-ouest lesNzébis,ObambasetBatékés.
En 1846, l’avant-gardefangatteint le confluent duMbiniet duKomoen provenance du Nord-Est. Dix ans plus tard, le peuplefangfait la rencontre de l’explorateurDu Chailluprès des sources de ces deux cours d’eau.
Au cours des vingt années suivantes, lesfangparvinrent à occuper l’ensemble du Nord-Ouest du Gabon ainsi que laGuinée espagnole, actuelleGuinée Équatoriale.
À l’époque pré-coloniale, le Gabon est constitué de petits royaumes tribaux, avec une partie du pays qui est subordonnée auRoyaume du Kongo.
Histoire pré-coloniale
En 1472, les Portugais furent les premiers européens à pénétrer la province de l’Estuairedu Gabon.
Par la suite, l’explorateur portugaisLopo Gonçalvesva découvrir leCap Lopezen 1473[18].
Par la suite, on verra le nom Gabon apparaître sur la mappemonde de l’Afrique établie en 1493 parJuan de la Cosa[19].
Le littoral gabonais retint particulièrement l’attention des explorateurs portugais du fait de sa proximité avecSao Tomé, qui était le principal centre des activités portugaises dans leGolfe de Guinée.
Dès lors, ce rivage entra dans le circuit du commerce de «troque» de laCôte occidentale d\'Afrique.
Les négriers portugais fréquentaient les cotés gabonaises principalement à la recherche dubois d’ébène. Les rois et chefs échangeaient souvent ces richesses (ébène,ivoire,cire, kevazingo ouguibourtia tessmanniiet bois d’okoumé) contre despacotilleset de l’eau-de-vie.
Le nom Gabon tire son origine du mot \"Gabão\" qui signifiecabanenportugais, en référence à la forme de l’Estuaire situé près de l’actuelleLibreville. Cependant, leDictionnaire de l’Origine des noms et surnoms des pays africains africains d\'Arol Ketchiemen[20]n’exclue pas l’hypothèse que le nom Gabon ait été emprunté aux populations côtières locales.
Dès 1515, les navires français commencent à fréquenter les côtes gabonaises.
Les côtes gabonaises devinrent un carrefour commercial fréquenté par les négriers européens, notamment les Portugais, Français, Hollandais (îlesCoriscoetÉlobey), Espagnols et Anglais.
DuXIVeà la moitié duXVIIIesiècle, les chefs des tribus côtières et îles environnantes du Gabon vont entretenir des relations diplomatiques et commerciales avec les Européens[21].
Ils se livreront par la suite à latraite négrière, en commerçant notamment avec lesMpongwes, établis dans l\'Estuaire duKomoainsi que lesOrungusprésents dans le delta de l\'Ogooué.
Les esclaves sont d\'abord destinés aux plantations decanne à sucredeSão Toméavant lecommerce triangulaire.
Durant cette période qui s\'étend jusqu\'auXIXesiècle, les Européens ne chercheront pas à pénétrer l’intérieur du pays; ils établiront descomptoirset des fortins dans la zone littorale et les relations avec l\'intérieur du pays passera par les peuples côtiers[22],[23].
Période coloniale
Après la signature d’un traité le 9 Février 1839 entreÉdouard Bouët-WillaumezetAntchuwè Kowè Rapontchombo, chefmpongwéde la rive gauche, la France va progressivement occuper le littoral gabonais.
Le 8 Mars 1842,Édouard Bouet-Willaumezva signer un autre accord avecAnguilè Ré-Dowé, chefmpongwéde la rive droite, qui va permettre à laFranced’obtenir la souveraineté du territoire situé entre le village duroi Glasset celui du roi Quaben.[24]
Les protestants
C\'est en 1825 que l\'American Board of Commissioners for Foreign MissionsdeBostondécide d\'envoyer des missions sur la côte d\'Afrique.[25]
En janvier 1834, le RévérendJohn Leighton Wilsonarrive àCap Palmasau sud duLiberia. Du fait de nombreux décès de ses compagnons, il décide en juin 1842 de transférer son établissement au Gabon.
Les catholiques
Jean-Remi Bessieux, nommé \"Vicaire Apostoliquedes deux Guinées\" qui deviendraMgrBessieuxarrive le 29 septembre 1844 au Gabon à bord du navire français\"Le Zèbre\", avec son compagnon le frère Grégoire. Ensemble, ils fonderont la mission Sainte-Marie deLibreville.
Ils seront suivis, le 30 juillet 1848 des sœurs de l’Immaculée Conception deCastres.
Les explorateurs commencent à pénétrerl’arrière-pays(tels le Franco-AméricainPaul Belloni Du Chaillu, qui donnera son nom aumassif du Chaillu, ouPierre Savorgnan de Brazzaqui remonte le cours de l\'Ogoouéen 1874, puis 1876-1878 et 1879-1882).
En 1886, le Gabon devient unecolonie française.
2 ans plus tard, le Gabon va fusionner avec le Congo pour donner le Gabon-Congo. Puis en1898, leGabon-Congoprendra l’appellation deCongo français[26].
À la suite d\'un décret du29 décembre 1903[27], le Gabon redevient une colonie distincte des autres colonies duCongo français[26].
En1910, le Gabon et leCongosont intégrés dans l\'Afrique-Équatoriale française(AEF)[26].
À la suite de l’accord franco-allemand de 1911, conclu dans le contexte dela crise d’Agadir, le territoire gabonais va connaître sa première troncature. Le Gabon va être dépossédé de certains territoires dans leWoleu-Ntem, notamment l’Okanoet duOgooué-Ivindo(Mvoung) qui passeront sous occupation allemande pour faire partie intégrante duNeu Kamerun. Les autres régions et unités administratives demeureront inchangées[28].
En 1916, l’administration coloniale française va réorganiser le territoire gabonais. Les unités administratives vont diminuées, passant de 22 à 16. C’est à cette période que des dénominations de provinces comme leMoyen-OgoouéetHaut-Ogoouévont apparaître[28].
À la suite de la défaite de l’Allemagne en 1916, la province duWoleu-Ntemva être réintégrée au Gabon tandis que les départements deKouilouetNiariseront définitivement rattachées auMoyen-Congo.
En 1940, le Gabon est d\'abord tenu par des forcesvichystes, mais après la brèvecampagne du Gabon, il passe, avec l\'AEF, dans le camp de laFrance libre. Ses dirigeants coloniaux sont alors internés[29].
En 1946, le Gabon devient unterritoire d\'outre-mer[26].
En octobre 1958, laCommunauté françaiseétant nouvellement créée, le Conseil de gouvernement du Gabon, s\'appuyant sur l\'article 76 de la nouvelle Constitution de laVeRépublique(version de 1958), demande la transformation du Gabon endépartement français.Léon Mba, président de ce Conseil, chargeLouis Sanmarco, administrateur colonial, de présenter la demande auprès du gouvernement métropolitain. Sanmarco reçoit une fin de non recevoir, legénéral de Gaullen\'y étant pas favorable, au grand dam de Léon Mba[30],[31].
Indépendance
Le17 août 1960, comme la grande majorité des colonies françaises d\'Afrique subsaharienne, le Gabon accède à l\'indépendance. Celle-ci est contraire au souhait de son Premier ministreLéon Mba, qui avait demandé que le Gabon devienne un département français d\'outremer[32]. Ce dernier en devient le premier président[1]. Il est soutenu par la France qui assure même militairement son maintien au pouvoir (intervention de l\'armée française en 1964 à son profit)[33], jusqu\'à son décès en1967où il est remplacé par le vice-président,Albert-Bernard Bongo(appelé par la suite «Omar Bongo Ondimba»).
Le président Omar Bongo instaure aussitôt le monopartisme avec la création duParti démocratique gabonais(PDG). L\'exploitation des richesses naturelles du pays (bois,mineraiset surtoutpétrole) assure une relative prospérité au Gabon. Le président Bongo devient un chef d\'État très courtisé, notamment par la France qui en fait un de ses alliés africains les plus sûrs. En échange du soutien de l’Élysée, qui peut intervenir pour le destituer, Bongo consent à mettre à disposition de la France une partie des richesses du Gabon et en particulier son pétrole et sonuranium, ressources stratégiques. Sur les questions de politique internationale, le Gabon s\'aligne sur Paris[34].
En 1968, Omar Bongo, toujours sous l\'influence deJacques Foccart, est contraint par la France de reconnaître la pseudo-indépendance duBiafra(sud-est du Nigeria). Il doit même accepter que l\'aéroport de Libreville serve de plaque tournante aux livraisons d\'armes opérées en faveur du colonelOdumegwu Emeka Ojukwu(le dirigeant sécessionniste du Biafra). C\'est aussi depuis le Gabon que les mercenaires deBob Denardtentent de déstabiliser le régime marxiste-léniniste duBénin[35].
À la fin desannées 1980, la chute du cours du pétrole plonge le Gabon dans une grave crise économique, incitant la population à multiplier les revendications sociales et politiques[36].
Une conférence nationale se tient en mars-avril 1990. À l\'issue de celle-ci, et de manifestations, d\'importantes réformes politiques sont adoptées, dont la création d\'un sénat national, la décentralisation des finances, la liberté de rassemblement et de la presse, l\'abolition duvisa de sortieobligatoire et le multipartisme. Les premières élections législatives multipartites en presque trente ans ont lieu en septembre-octobre 1990[37],[38].
Après cette conférence nationale, dans le cadre d\'élections où il n\'est plus seul candidat, Omar Bongo est de nouveau élu en 1993, 1998 et 2005, quoique dans des conditions souvent contestées. Le3 septembre 2009,Ali Bongo, ministre de la Défense et fils d\'Omar Bongo, devient le troisième président du Gabon, élu à l\'occasion d\'unscrutin majoritaire à un tour[39], avec 41,79% des suffrages exprimés, soit environ 141000voix sur un total de 800000électeurs inscrits. Il devancePierre Mamboundou, crédité de 25,64% des voix, etAndré Mba Obame, le nouveau chef de l\'opposition gabonaise et ancien ministre de l\'Intérieur[40]. Lesrésultatssont fortement contestés et à la suite de forts soupçons de fraude, des émeutes éclatent et sont violemment réprimées par les forces de l\'ordre, fidèles au pouvoir[41].
Par la suite, plusieurs enquêtes attestent que les scores ont été truqués. Dans un documentaire diffusé surFrance 2en décembre 2010, le diplomateMichel de Bonnecorse, ex-conseiller Afrique du présidentJacques Chirac, confirme cette version des faits. L\'ambassadeur américainCharles Rivkin, dans un télégramme transmis en novembre 2009 à la secrétaire d’État, le confirme également: «octobre 2009, Ali Bongo inverse le décompte des voix et se déclare président»[42].
Le31 août 2016, à la suite de nouvelles élections présidentielles, la commission électorale annonce qu\'Ali Bongo remporte le scrutin à cinq mille voix près. L\'opposition dénonce immédiatement ces résultats. Desémeutesencore plus violemment réprimées que celles de 2009 éclatent, avec comme point d\'orgue l\'attaque du quartier général de l\'opposition par la garde présidentielle qui fait de nombreux morts. Le24 septembre 2016, Ali Bongo est proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle avec 50,66% des voix, suivi deJean Pingavec 47,24% des suffrages.
Le2 février 2017, le Parlement européen adopte une résolution déclarant que les résultats de la présidentielle «manquent de transparence» et sont «extrêmement douteux»[43].
Le7 janvier 2019, une unité de soldats mutinés, prétextant l\'état de santé d\'Ali Bongo, en convalescence après unaccident vasculaire cérébral, prend brièvement le contrôle de Radio Gabon et transmet un appel au soulèvement, dans une apparentetentative de coup d\'État. Cette insurrection échoue le même jour; sur cinq mutins, deux sont tués et les autres arrêtés[44],[45]. Le12 janvier, un nouveau Premier ministre est nommé,Julien Nkoghe Bekalé[46]. Le pouvoir gabonais connaît une guerre des clans au sommet. Les remaniements ministériels se succèdent entre janvier et décembre 2019, alors que l\'incertitude demeure sur l\'état de santé d\'Ali Bongo[47],[48].Rose Christiane Ossouka Rapondaest nommée première ministre en juillet 2020, puisAlain Claude Bilie By Nzelui succède enjanvier 2023.
Le30 août 2023, Ali Bongo, annoncé comme réélu quelques heures plus tôt, est renversé par un coup d\'État militaire mené par le généralBrice Oligui Nguema. Celui-ci est investi le4 septembre[49].